%22Je sens par la couleur, c'est donc par elle que ma toile sera toujours organisée.%22

Henri Matisse

Voilà une technique singulière, originale et magique qui a donné lieu à la création d’un néologisme sous la plume de la critique d’art Aurore Busser : le perlisme.

Un nom qui qualifiera peut-être dans les années à venir un courant pictural propre à un style, une «école».

Il va s’en dire que cette peinture reconnaissable par sa technique, consistant à déposer des milliers de gouttelettes de peinture acrylique, donne aux œuvres de l’artiste, un aspect perlé dont l’effet visuel tout en plasticité hypnotique n’est pas née ex nihilo.

Il y a beaucoup de syncrétisme dans ce perlisme-là. Un creuset fécond, profond où fusionnent le pointillisme de Georges Seurat, l’abstraction géométrique de l’école russe, l’art naïf d’un Douanier Rousseau, l’art décoratif de Gustav Klimt et surtout l’essence philosophique, sacrée et spirituelle de l’art aborigène : le Dot Painting, son point de bascule.

C’est avec sur ses épaules une hotte culturelle bien remplie que l’artiste a tracé son chemin, cherché sa voie, une esthétique en même temps qu’une éthique. Projetant dans le temps un art aborigène nourri de l’histoire, la sienne. Cela donne une peinture en mouvement, abstraite et sensuelle, une mosaïque lumineuse de couleurs aux tons chauds en harmonie.

On est là, fasciné, stupéfait, par ces tableaux sans équivalence. On savoure cette sensation d’être un des premiers à découvrir un talent inclassable et puissant.

JC – Collectionneur d’Art Contemporain

Pour toute information n'hésitez pas à me contacter